Colère
Une émotion très dangereuse, qui émane des grandes profondeurs de notre caractère. Il faut des années d’efforts pour apprendre à la maîtriser, mais il ne faut pas la brimer trop, elle est aussi parfois l’exutoire indispensable à notre équilibre. Dans un moment de colère, nous avons la force de dire ce qui nous angoisse, la raison qui nous met dans cet état incontrôlable nous apparaît plus clairement. Les raisons d’une colère sont innombrables. Une promesse non tenue, une agression qui provoque une douleur profonde, une souffrance ancienne qu’une simple phrase réveille. En quelques cris nous libérons nos tensions, nous perdons le contrôle, mais cela nous soulage et nous évite heureusement souvent de recourir à la violence.
Dès que l’on a surmonté ce trouble momentané du comportement, posons nous des questions, essayons de définir ce qui a pu nous amener dans cet état.
Est-ce vraiment la faute de l’autre ?
Est ce que nous n’exagérons pas la portée des propos qui nous ont blessés ? Il s’agit peut-être d’une vérité que nous ne voulons pas nous avouer. Qu’elle soit déclenchée par la peur, l’envie, la frustration, la violence, ce sont rarement les autres qui sont responsables de notre état. C’est ce qui est profondément caché en nous et qui attise notre sensibilité qui active la colère.
Nos faiblesses nous mettent sur les pistes de ce qui nous empêche de vivre détendu. Bien analysée nos colères peuvent en ce sens, nous être salutaires. Si nous déterrons nos propres problèmes et que nous cherchons leur solution nous pourrons ne plus donner prise à d’autres crises inutiles.
Distinguons aussi les colères salutaires, celles qui nous prennent quand l’injustice nous oblige à intervenir avec raison. Il ne faut pas les confondre avec celles que nous déployons dès que l’on touche un peu à notre « ego ! »
Les colères abusives nuisent considérablement à notre santé, elles nous ridiculisent, elles nous enlèvent toute prise en considération.