Mort
Mercredi 24 janvier 2007Voilà un mot qui intéresse peu les ados. Précisons, que les adultes de tous âges, se comportent à de rares exceptions près, de la même manière. Personne ne se trouve assez vieux, pour croire sa mort imminente. Elle frappe autours de nous ? Oui ! Les autres ! Nous ne nous en soucions guère, c’est ce qui rend la mort supportable. En réalité, nous ne connaissons réellement que très peu de gens décédés, sauf les noms de personnalités médiatisées. Pourrions-nous aligner cinquante noms de personnes qui nous sont proches ? Pour combien d’entre-elles serions-nous disposés à nous déplacer, lors de leur enterrement ? Combien de personnes, se dérangeraient à votre avis, à votre enterrement si un accident mortel vous fauchait demain ? Nous accompagnons assez volontiers les autres à leur dernière demeure, cela nous rassure d’être encore là. Une fois l’enterrement terminé, le goût de la vie reprend vite le dessus, autour d’une table généralement animée. Faut-il s’en offusquer ? Surtout pas. La vie reprend ses droits. Si nous devions penser avec crainte et sans arrêt à la mort, nous nous sentirions en perpétuel sursis. Ce qui est la réalité ! Mieux vaut, sans nul doute notre incroyable insouciance ? Face à la mort, l’homme dispose d’une faculté d’oubli incommensurable. En fait, nous savons que nous allons mourir, que notre entourage aussi devra passer par ce stade ultime de la vie. Nous en sommes conscients, cela peut nous arriver à tout moment. Cela nous laisse en général assez indifférent.
Dernière grande liberté, quand la vie nous paraît impossible, pour des raisons morales ou physiques, le seul refuge définitif qui s’offre à nous, la mort par le suicide ! Nous disposons en effet de cette faculté de décider de mourir, alors que nous n’avons rien demandé pour naître. Alarmant ? Oui ! Le grand nombre de suicides, parmi les jeunes et plus particulièrement chez les ados est très inquiétant. Nos sociétés de consommation, offrent aux jeunes un nombre incalculable de distractions, dont n’ont jamais bénéficié les générations précédentes. Pourtant le désespoir est fréquent. Il est vrai, que les générations précédentes, ont échappé aux drogues, qui pourrissent les cerveaux. Le drame des jeunes drogués n’est-il pas la perte de tous repères ? Ne cherchent-ils pas le bonheur, dans des sensations, qui dérèglent toute conception des réalités de la vie ? Ils sont ainsi déconnectés. Sont-ils encore en mesure d’apprécier les joies de l’existence ? La vie est si belle pourtant. Après la vie ? Des suppositions, aucune certitude !
Soyez attentifs aux jeunes de votre entourage, mieux que quiconque, vous êtes en mesure de déceler ceux qui sont fragiles. Il faut les aider, même contre leur gré. Si vous ne vous sentez pas suffisamment forts, avertissez l’entourage, discrètement mais fermement. C’est un devoir auquel vous ne pouvez pas vous soustraire.
