Adolescent
Sujet délicat. Les réactions des « ados » sont imprévisibles, irrespectueuses, violentes, volontiers moqueuses. Elles se veulent définitives, mais heureusement l’obstination est rarement au rendez-vous.
Les parents, pourtant si proches, ne savent pas mieux que quiconque, prévoir les réactions de leurs enfants, dans les cas difficiles.
Nous aborderons quelques généralités communes aux deux sexes, nous tenterons ensuite d’analyser les réactions des filles et puis les agissements garçons.
L’adolescence s’étale sur plusieurs années durant lesquelles l’évolution est rapide, mais pas constante. L’évolution physique, pose d’innombrables questions, à un cerveau déjà formé, mais loin d’être prêt à affronter les bouleversements de cette période troublée.
L’écrasement, que l’enfant subit par sa petite taille face aux adultes s‘estompe, l’adulte n’est plus cette masse énorme, qui invite à l’humilité naturelle. Que du contraire, s’affirmer et se révolter, contre les pressions des « vieux » devient indispensable.
Le corps pousse de partout. Certains jeunes grimpent en quelques mois vers le ciel de plusieurs centimètres. Ils donnent l’impression d’être montés sur des échasses. Les bras démesurés semblent inutiles, ils ne savent où les fourrer. Deux « ados » de même taille à treize ans, peuvent se différencier en quelques mois et ne plus se sentir dans la même tranche d’âge.
Les regroupements amicaux ont parfois un petit côté sectaire, ils passent aussi par les similitudes que dégage les corps, les phénomènes de rejets sont fréquents.
Les défauts physiques des infirmes sont malheureusement mal supportés par les «ados », les faiblesses mentales encore moins.
L’âge de tous les ostracismes. Le physique en crée trop. Ce mal de vivre vient autant de l’enveloppe charnelle trop étroite, dans laquelle évoluent les « ados » que des comparaisons qu’ils font sans arrêt, avec le corps des autres. La confrontation est permanente. S’évaluer au niveau de la force, de la vitesse, de la taille, du poids est constant.
Interviennent aussi, avec plus ou moins d’intensité, les phénomènes sexuels traités dans d’autres rubriques.
Voilà quelques constats à propos du corps, quels commentaires pourrions-nous développer ?
Rien qui puisse résoudre quoi que ce soit !
Vous traversez la période la plus difficile de votre vie, mais aussi l’une des plus riches en rebondissements et découvertes. Vous n’avez pas le choix, elle passera, mais vous êtes confrontés à diverses attitudes possibles.
Vous pouvez subir cette tranche de vie, ce qui peut la rendre dramatique et traumatisante. Vous pouvez aussi l’affronter, pour la vivre pleinement, intensément et consciemment, en quête déjà d’un peu de sagesse, si vous vous donnez la peine de comprendre ce mot.
Le cerveau des « ados » présente tout comme leur corps, autant de diversités, qu’il y a « d’ados. »
Ahurissant, le pourcentage « d’ados, » qui ont l’impression que cet organe, leur cerveau donc, est déjà suffisamment développé.
Comment peut-il en être autrement ?
Depuis leur plus tendre enfance, les connaissances accumulées, peuvent donner l’impression, qu’il n’y a plus rien à apprendre. Cela fait déjà des années que l’enseignement leur pèse, alors que les autres centres d’intérêt, abondent.
Une image peut-être ?
La taille du corps permet d’estimer l’âges approximatif d’un « ado ». La grosseur de la tête d’un « ado » ne permet en rien de savoir si son cerveau est rempli d’air ou d’expériences !
Demander à des « ados » de se remettre en cause, est une forme de réflexion à laquelle ils ne sont pas préparés. Les plus nombreux sont ceux qui se surestiment.
Bonne chose !
Les complexes de supériorité sont vite réglés par les pépins de la vie, elle se charge de rappeler que d’avoir « la grande gueule » ne résout rien. Cela impressionne les faibles, cela déplace du vent, mais cela n’apporte pas l’importance escomptée.
Le cas de ceux, qui se sous estiment, est finalement plus préoccupant, principalement, parce qu’ils ne manifestent pas leurs complexes. Ils subissent la pression des autres, ne font pas grand chose pour revendiquer leur place, s’effacent.
Le combat pour la place requise dans la vie est féroce à cet âge. Une consolation pour ces victimes de leur propre manque d’affirmation, ils ruminent leurs problèmes, ce qui les fait cogiter. Finalement ils apprennent à se servir de leurs complexes, pour s’opposer aux autres avec des méthodes sophistiquées, pour ne pas dire sournoises.
Les gueulards ont toujours le dernier mot !
Les taiseux obtiennent plus fréquemment ce qu’ils ont décidé. Ces généralités concernent les filles et les garçons.
Les filles en proie aux diverses crises de l’adolescence sont confrontées à des problèmes différents, que les garçons ne soupçonnent même pas.
La tradition, les dits plus vite adultes, dans leurs raisonnements, que les garçons !
Nous n’y croyons pas. Elles sont plus influençables par les adultes, les hommes aiment cette soi-disant maturité plus précoce, cela leur permet de s’attaquer aux demoiselles sexuellement avant l’âge requis.
Si elles font semblant d’être plus attentives ou parfois plus obéissantes, elles n’en pensent pas moins et auraient tendance à mieux camoufler leurs comportements contre l’autorité.
Certes, elles passent par des phénomènes physiques majeurs comme l’apparition des menstruations et l’apparition des seins. Leur manque d’apparition, est encore plus mal vécu.
Après de nombreuses questions, que nous avons posées, ces transformations les marquent moins, que ne le pensent leurs mères. Ces dernières, y attachent une importance exagérée, pour un ensemble de raisons vitales, qui n’apparaissent pas de la même manière aux demoiselles. Ce qui dérange surtout les demoiselles, se situe au niveau du bouleversement physique, le trouble de l’état général récurrent, la menstruation.
Ce qui préoccupe beaucoup plus les filles, plaire. Cela commence dès le plus jeune âge, mais à la période « ado » il s’agit de plaire à tout le monde, y compris aux petits garçons.
Cela ne reste plus un jeu.
Quand elle devient « ado, », plaire devient pour une large majorité de demoiselles une préoccupation, que les garçons n’imaginent pas.
Le miroir devient le confident le plus interrogé, l’ennui, il ne répond que par l’image. Cette image est scrutée sans relâche.
L’énormité du problème, se situe à un niveau, qui échappe aux garçons. Elles n’arrivent pas à se plaire à elles-mêmes !
Eh oui ! Les filles se cherchent des défauts.
Elles en trouvent. Elles en inventent. Elles en cachent. Elles en parlent peu. Elles se confient à leurs rares amies, qui ont parfois bien des difficultés à découvrir chez la plaignante, la faille qui provoque des drames.
Le nez ! Cet appendice, le garçon ne le remarque chez lui que lorsqu’il est enrhumé ! Chez les filles, il prend l’importance de la tour Eifel. L’ennui, ce monstre de nez, a le culot de se pavaner en plein milieu du visage, juste sous les yeux !
Nous pourrions ainsi aisément remplir des pages, qui ne nous demanderaient aucun effort, sur toutes les parties du corps, que les filles passent en revue.
Plus elles sont belles, plus elles se trouvent des défauts imaginaires. Celles qui ne sont pas gâtées par la nature, qui subissent une croissance anarchique, celles qui ont en fait, quelques problèmes réels, gèrent souvent mieux leurs petits handicaps, que celles qui ont tort de se plaindre.
Nous allons nous répéter, mais à quoi bon ? Tout cela est passager, ce corps étriqué finira par prendre les proportions qu’il faut !
Cette préoccupation physique majeure, récolte une énergie folle et englue le cerveau.
Dommage, mesdemoiselles, le cerveau est devenu un outil et une arme indispensable pour les filles.
Nous avons constaté que d’innombrables filles, en sont de plus en plus conscientes. Le temps des potiches, des « sois belle et tais-toi » est bien révolu. Les élections de « miss » tant décriées, mettent maintenant l’accent sur les autres aptitudes des postulantes.
Le machisme n’est pas mort. Dans la compétition permanente de l’existence, il en est et il en sera toujours demandé plus, aux femmes.
Il faudra toujours, qu’elle fasse preuve de plus d’intelligence, de plus d’imagination pour s’opposer aux hommes, du moins pour ne plus jamais se laisser écraser.
Or leur principal souci, reste de plaire physiquement !
Certes, plaire reste une arme redoutable. Mais méfiez-vous, cette arsenal de concessions, continue à placer le femme sous la dépendance des hommes.
Il y a là matière à réflexion, non ?
Plaire, évidemment, vital ! Mais en développant harmonieusement ses autres atouts !
Les garçons ont d’autres soucis. Leur corps les préoccupe d’une façon différente. Ils aimeraient surtout qu’il grandisse plus rapidement, pour paraître plus âgés, être plus costauds pour affronter les autres mâles.
Ils sont pressés de devenir des hommes et pourtant la tradition les veut moins mûrs que les filles. Nous ne sommes pas non plus d’accord avec cette vision.
Les jeunes gens n’ont aucun retard de maturité. Ils ont plus tendance à se défouler physiquement par des jeux brutaux ou des sports d’équipe, ils n’ont aucun retard pour autant. Ils sont au contraire, confrontés d’une manière plus précoce et plus concrète, que les filles à de réels besoins sexuels.
Si plaire est le principal souci des filles, l’embarras que procure l’érection incontrôlée, est le principal souci des garçons. Nous consacrons à la sexualité de nombreuses rubriques, nous ne l’aborderons ici que pour quelques généralités.
Il est important de considérer vos besoins sexuels comme un signe d’excellente santé. La nature vous a octroyé un instinct de reproduction extrêmement puissant, destiné à la survie de la race.
Apparemment, sa vivacité n’a plus le même utilité actuellement, que la terre est surpeuplée et que l’espérance de vie s’allonge. Mais d’après toutes les recherches scientifiques, l’homme n’a pas toujours dominé les autres êtres vivants, dans l’évolution de la vie sur terre. Pour devenir adultes, nos ancêtres devaient lutter contre les éléments naturels les plus divers. Les chances de survie étaient plus difficiles. Il fallait donc, que la nature pourvoie les hommes d’une grande descendance, qui comptait fréquemment plus de dix enfants.
La destinée finale de la sexualité et de l’accouplement est de propager la vie.
« L’ado » confronté à cette fulgurante pression physique, ne sait comment réagir. Il a tort d’avoir honte, de se croire plus en difficultés que ses camarades, de craindre d’en parler. Les tabous des religions, qui diabolisent les besoins sexuels, n’arrangent rien. La nature aura toujours le dernier mot.
Adopter des principes religieux et tenter de les respecter est louable, mais difficile. A chacun de prendre ses responsabilités.
Nous prenons les nôtres.
En effet, nous estimons que de croire et surtout de faire croire à des jeunes gens, que leur avenir éternel est en jeu, à chaque érection est une aberration. Leur faire croire que l’Etre Suprême est omniprésent et les surveille, durant leurs ébats, peut engendrer des complexes catastrophiques.
Nous conseillons clairement aux jeunes gens, d’avoir une attitude digne et responsable, devant les soucis, que leur cause la découverte de leur sexe. Cette période va durer plusieurs années.
Nos sociétés modernes retardent les rapports avec l’autre sexe, en prônant l’abstinence et l’attente du mariage ou de la vie en couple.
Reste à s’incliner de bonne grâce ?
Il ne serait ni sain, ni intelligent de proposer d’autres solutions.
Elles viennent d’elles-mêmes !
Les rapports sexuels, qui se déroulent de plus en plus jeune, sont une catastrophe, nous en convenons.
En réalité, les adultes ne souhaitent pas que les relations sexuelles commencent de plus en plus tôt, pratiquement personne n’est prêt à les encourager, même quand aucun tabou n’influence les jugements à ce propos. Il n’est pas possible d’encourager les rapports avant un âge raisonnable.
Personne n’ose s’avancer à préconiser un âge, nous non plus !
Personne n’a de suggestions sur la manière de retarder les rapports sexuels.
La nature finira toujours par avoir raison et par nous contredire.
février 25th, 2008 à 0:43
moche